Propriété Le Figaro Dec 2021 - La philosophie du viager

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Reconnu dans de nombreux supports de presse, ainsi qu’à la télévision, Hervé Lapous, auteur de plusieurs livres sur le sujet, a décidé de rompre les préjugés en abordant la philosophie du viager, pratique séculaire.

La motivation d’une telle approche alors que tout semble avoir été écrit sur le sujet lui est venue naturellement du fait que la documentation disponible traite principalement de l’exécution du contrat de viager en méconnaissant singulièrement les raisons qui poussent au choix de ce mode de vente ou d’acquisition immobilière. 
Le mot viager procède du mot vita, la vie en latin. L’ancien français créa à partir du mot latin vita, le mot viage, qui signifia le temps accordé à la vie, ou plus précisément encore, la durée de l’existence. Le
viager, c’est donc le chemin de la vie, éternellement moderne, comme la vie elle-même. 

 

De l’humain à l’humain ou quand le passé se met au service du présent

Sous les effets conjugués de la mondialisation et de la disparition de la notion d’un modèle de civilisation unique qui en est la conséquence, le cadre intellectuel et moral dans lequel s’était développée notre vision
de la société a volé en éclats.
La conséquence induite par le raccourcissement des distances et de la durée, loin de préparer l’accomplissement d’une synthèse comme cela avait été le cas en Méditerranée après la conquête romaine, aboutit à l’éclosion d’une multitude de modèles concurrents et rivaux, tous justifiés par des références identitaires historiques indiscutables.
Pour un pays comme la France, cela s’est traduit jour après jour par l’explosion de la cellule familiale et l’atomisation des référents culturels au sein d’une même famille. En conséquence d’un modèle politique qui privilégie la mobilité géographique des individus et de la traque fiscale qui vise à empêcher que ne se constituent de micro-foyers de résistance à la puissance d’état par la détention de patrimoines particuliers, la notion de résidence a évolué. L’idée de demeure familiale a pratiquement disparu du paysage mental des Français d’aujourd’hui. La société de loisirs bon marché ayant entraîné le dépaysement touristique, les résidences secondaires, souvent demeures familiales historiques ont été mises sur le marché, les enfants ne s’y intéressant plus ou n’ayant pas les moyens de les conserver du fait de ladite traque fiscale. Les familles ainsi pulvérisées condamnent irrémédiablement la notion même d’héritage immobilier, à de très grosses exceptions près.


Si l’on ajoute à cela que l’idée familiale s’est élargie jusqu’aux familles reconstituées par l’abondance des divorces, il est loisible alors de comprendre l’actualité et la pertinence de la vente en viager. C’est là la  philosophie de la rente viagère : épargnons et choisissons les partenaires avec lesquels nous voulons partager la solidarité.

 

Le viager – vivre pour revivre


Le vendeur déchargé de l’impératif moral de la conservation et de la transmission des biens immobiliers, peut alors privilégier la nécessité et le confort d’augmenter ses revenus par l’aliénation de sa maison ou de son appartement. Avant d’être une recherche, le viager est une réponse : réponse aux interrogations portant sur l’organisation de la vie ; réponse au défi économique. 

Le viager est une assurance en même temps qu’un projet. Il est désormais acquis que notre système de retraite par répartition ne saurait perdurer. Il est par ailleurs impératif de comprendre que le viager est une collaboration active entre générations et non pas une spéculation sur la mort. Le « frein moral » de la vente en viager est désormais totalement obsolète. L’allongement de la vie humaine bouleverse la pyramide des âges et provoque une crise économique ; paradoxalement les personnes âgées en sont les premières victimes. 

L’opinion, relayée par les grands médias, présente couramment la génération des plus anciens comme une génération favorisée et lorsque  l’hypocrisie de l’opinion répond à l’archaïsme des comportements, il devient tentant d’opposer les actifs aux inactifs, les personnes âgées aux classes jeunes, et pourquoi pas, les possédants aux démunis. Il faut  mobiliser les revenus, tout ou partie de son patrimoine, au profit de qui l’on veut, sans attendre la charité publique ni le recours illusoire de l’État. 

Les Français de demain seront plus vraisemblablement des détenteurs et des possesseurs que des propriétaires. Pourquoi ne se procureraient-ils pas des liquidités à partir de leur actif immobilier ? Le vendeur en viager occupé n’est-il pas un ancien propriétaire qui hériterait de lui-même ? La satisfaction crémière d’un individu pouvant jouir à la fois du beurre et de l’argent du beurre ne peut que se nourrir de la réalisation d’un aussi vieux phantasme.

 

Acteur historique du viager, de la vente à terme et de la vente par démembrement depuis plus de 40 ans, la société Viagers Lapous met à la disposition de ses clients, vendeurs comme acquéreurs, un savoir-faire inégalé dans ce domaine. Avec plus de 1000 transactions réalisées dans toute la France, les clients de la société Viagers Lapous peuvent compter sur la discrétion et les valeurs humaines de ses collaborateurs qui n’ont d’autres objectifs que la satisfaction de tous leurs clients.